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01:00
J'attrape sa paume, la coince entre les miennes. Je porte sa main jusqu'a mes lèvres. Je respire son odeur.
Cette odeur... Quel souvenir !

DAD Il a tout d'un coup cette même nonchalance. Cette façon de tenir le volant d'une main et de me carresser la cuisse de l'autre. Cette façon inconsciente de me rassurer sans arrêt du regard. Cette conduite à la fois distraite et continue. Ce silence, cette distance... Cette étrange habitude de ne parler que lorsque c'est primordial. Je prends alors conscience qu'ils sont même. Je culpabilise. Il à tout.
C'est horrible ! Je comprends alors pourquoi j'ai si peur de le perdre. Pourquoi j'ai si peur de revivre ca. Je comprends enfin pourquoi je lui ai dis "Ca fait encore plus mal." Parce que j'ai du confondre. J'ai du m'y perdre. C'est horrible, j'ai soudain l'impression de les avoir trahi.
09:00
Je suis hantée. Mes vieux démons me ratrappent. Je doute, je cauchemarde. Je n'ai pas su fermer l'oeil de la nuit. Et quand bien même y suis je parvenue quelques heures. J'ai rêvé de ses écarts. Il en rigole, j'aurai cru en être vexée, me sentir délaissée, incomprise. Mais, son rire me transporte.
Marine
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09:07 - 13/10/2007 - Commentaires (1) -
Le 14 octobre 2007

Je ne vais pas raconter que j'imaginais le grand changement, le boulversement total. Que j'attendais d'être transportée dans un autre monde, une autre vie. Ou encore que je me voyais devenir adulte en une nuit. Je ne vais pas faire de grand cliché. Mes 18 ans, au fond n'était pas vraiment un cap. Je n'en attendais pas grand chose tout en espérant le maximum. J'avais espéré qu'elle appelle, du haut de ses 80 années c'était ridicul ! J'ai attendu toute la matinée un coup de fil, nimporte quoi... Allais apelle, apelle ! Et rien, le néant absolu, le vide total. Le téléphone n'a pas sonné, la boite aux lettres n'a pas bougé et la sonnette n'a pas même retentit. Je ne sais même plus pourquoi j'attends toujours qu'elle me regrette. Ca fait tellement longtemps !
Je n'imaginais pas non plus attendre quelqu'un d'autre... Et pourtant. Je suis toujours autant étonnée d'apprendre tous les jours à accepter l'imperfection de l'être humain, toujours aussi naïve de croire en sa bonne volonté, en sa bonne excuse certainement. En fin de compte je ne me résoudrai jamais à l'accepter tel qu'il est . L'optimisme me pousse à attendre indéfiniment l'impossible... L'amitié d'une amie serait - elle donc chose impossible ?
Malgré ces quelques certitudes étonnantes, j'avais, à portée de main, mes cinq doigts... Les cinq doigts d'une main ! C'était peu, je le reconnais, et pourtant tellement assez. Tellement suffisant. Si vous saviez comme je me fou du profit des autres filles, comme je me fou du copinage de certaines, de l'amitié étonnemment rapide des quelques autres voire même du sentiment de superiorité des dernières. Je me fou de ces apparentes nouvelles amitiés. Si vous saviez, si vous pouviez savoir comme je me moque de ces nouveau venu, de ces rares tentateurs, comme je me ris méchamment de ces garçons assez naïf pour se croire un seul instant à la hauteur de cette alchimie. Si vous saviez comme je me fou qu'ils soient si peu à m'entourer tant qu'ils font ca bien !
A tout ceux qui ont su rester droit avec moi. Marine. Tags :
20:56 - 14/10/2007 - Commentaires (3) -
Le 21 octobre 2007
C'est le cinquième article que je m'apprête à écrire, peut être ne vais - je pas le publier encore une fois...
Je me réveille ce matin, croissant, café, cigarrette. C'est dimanche pour tout le monde. Il manque le ciel bleu et le soleil qui frappe sur mon oreillé. Il me manque l'été et tellement d'autres choses. Je peux sourire quand même, alors je souris. Je peux être heureuse, faire mine de tout avoir. alors je le suis ! J'ai croisé ce garcon à la sortie de la gare, il m'a affirmé que j'étais riche, heureuse qu'on me l'apprenne ! Il à fait mine de ne pas comprendre lorsque j'ai laissé s'échapper un rire supris. Je lui ai répondu Non, détrompe - toi... Pour confirmer sa théorie, il à tenté de connaitre le metier de mes parents. Et puis le... " Ton papa il fait quoi ? " Le retour soudain à l'école primaire, ou je baissais les yeux sans savoir quoi dire. Flash Back en colonie de vacance ou toutes les demoiselles ventaient les mérite de leur père, conducteur au chemin de fer, rescapé d'un énorme accident ou bien tout juste sauveteur d'une vingtaine de personnes. Et ton papa il fait quoi à toi ? Moi, mon papa c'est pas un héros... Il était pas invincible. Et lui qui vient me dire que c'est exceptionnel, que ca n'arrive nul part sauf chez moi. C'est vrai j'ai cru aussi qu'on voulait juste me faire peur, me faire rire. J'ai cru que c'étai juste l'histoire de Pierre et le Loup encore une foi. Il aimait tellement me la raconter, et moi je continuais toujours à mentir. Alors j'ai juste cru qu'il voulait me donner une leçon. Ca à mit 7 ans. 7 ans pour comprendre que non, papa n'est pas un héros !
Marine. Tags :
12:40 - 21/10/2007 - Commentaires (0) -
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