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Le retour de cette fille... J'ai réfléchis.
Peu importe qu'elle ne soit pas souhaitée et qu'elle n'en comprenne toujours rien. Peu importe qu'elle me fasse mal et qu'elle s'en moque toujours autant. Peu importe qu'elle le pense vulnérable, j'avoue que moi aussi. J'étais perdue, il m'a trouvé et à la moindre étreinte, au moindre baisé... a la seconde même ou il effleure ma joue, mon bras, ma hanche. A la minute ou il me dit je t'aime, je ferme les yeux à m'en fendre les paupières. Tout ses murmures éssouflés, ces heures interminables à se serrer à en couper le souffle. Toutes ces nuits à n'en plus pouvoir dormir, ces néants remplis de milles et une saveurs, là ou chaque gout fait monter en moi une fièvre incontrolable.
Je ne suis pas de ces filles dupes.

Je sais jouer quand le jeu en vaut la peine. Et il m'a bien appris que l'orsqu'on joue, on joue pour gagner !
Marine.
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20:24 - 22/10/2007 - Commentaires (0) -
Le 23 octobre 2007
Je suis pressée ce soir, impatiente, stressée. Je vois trop loin, j'ai pourtant l'impression de rester réaliste et de dénigrer toujours plus cette utopique utopie. Je vois trop haut et j'ai pourtant la sensation de stagner, de regraisser dans cette image que je me suis donné. C'est que... je ne veux pas être madame tout le monde et je le suis. Je ne veux pas laisser mon nom en suspend jusqu'à l'heure de ma mort. Je ne veux pas le voir simplement à un Jour J dans un calendrier de nimporte quelle année. Je ne veux pas vivre de ces vie métro-boulot-dodo. Me lever tranquillement avec un air de Fun radio dans les oreilles. Boire mon café, prendre ma douche et partir à la dactylo dans un bureau déprimant. Rentrer le soir même après avoir passé le quart de ma journée chez Delhaize, Carrefour, Aldi... Selon la paye du mois. Je ne veux pas me préparer une assiette de pattes et finir ma soirée en astiquant les deux casseroles de mon véritable festin. Je ne veux pas d'une vie bien rangée, ordinaire, ordinale. Je suis née avec cette énorme différence... l'envie d'être différente. 6 ans et la radio parle d'un New York nouveau. C'est l'illumination. Je me lève, cours et heurte chaque parcelle, chaque recoin de l'escalier. "Mam, quand est ce qu'on part à New York..." Je crois qu'elle n'a jamais compris. 7 ans, j'apprends l'inexistance du père Noêl, je continue pourtant bel et bien à scruter chaque recoin du ciel en espérant le croiser du regard. Je lui avais pourtant toujours demandé un tour du monde dans son chariot ! 8 ans et j'écris des mots que personne ne sait lire, je corrige déjà les quelques fautes d'orthographe de mon frère et lui apprend tant bien que mal à poser un nom sur ses crayons de couleur. J'écris mes premiers textes sans vraiment savoir de quoi je parle. Je commence à les lire, à les poster dans tout le quartier. Et quand vraiment je n'ai rien à dire je dessine, je fais des plans, des nimporte quoi que je vens 100 francs aux voisins. Quand je n'ai rien à faire, j'arrache les muguets de la voisine pour aller lui les revendre une heure plus tard. Tous les gens parlent de moi... de mon air nonchalant, narquois, de mon sourire mesquin. Tous les gens la mettent en garde. J'ai déjà ce regard bavard et ces ruses interminables. J'ai déjà cette fausseté, cet air angélique et cette poussée d'ailes dans le dos. Ils savaient déjà tous que je finirai par vouloir voler.
Pourquoi est ce qu'ils éssayent toujours de me mettre en cage ?
Marine.
Je suis toujours la seule à vouloir partir, mais ****** aucun d'mes potes n'a jamais été d'la partie
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22:53 - 23/10/2007 - Commentaires (1) -
Le 26 octobre 2007

C'est fou c'qu'un crépuscule de printemps rappelle le même crépuscule d'y a dix ans
C'est pourtant tellement différent. Tellement autre. Nous étions là toutes les deux à vivre exactement tout ce qu'on avait prévu il y a dix ans d'ici. J'ai sorti ma clef, fermé la porte du bureau. Nous sommes partie boire un dernier café avant de prendre chacune le chemin de notre petit nid. C'était tellement parfait. Tellement Nous, tellement prévisible. Et dailleurs qu'elle fierté d'avoir cette clef en poche, ce franc parlé cachée derrière mon combiné. Cette nonchalance, cette assurance. Quel plaisir, quelle reconnaissance tellement peu méritée pourtant. Et ces gens au bout du fil, ces personnes âgées tellement seules qu'elles me retiennent pendant de longs quart d'heure. Je ne sais pas quoi leur raconter, ces situations me mettent mal à l'aise. Et pourtant, à chacune de leurs phrases, à chacunes de leurs plaintes, je suis touchée, bousculée, heurtée d'entendre leur mal à travers la ligne téléphonique. Je ne sais pas quoi leur répondre sinon un oui gênée ou un rire étouffé. Et je me plais à supposer qu'elles raccrochent pourtant avec le sourire aux lèvres. Que ce peu d'intérêt que je leur porte leurs fait du bien, les soulage un instant. Je me plais à penser que j'ai aidé l'espace de quelques minutes ces deux ou trois personnes. C'est tellement niais ! Ce travail me fait du bien, le peu d'heures que j'y passe me boulverse. Il me transforme. J'aime ces gens sans les connaitre, j'aime leurs rires furtifs au bout du fil, j'aime leurs incertitudes, leurs gênes, leurs questions déplacées. J'aime penser les connaitre, j'aime croire que je les cerne à travers une multitudes de petites insignifiances.
Marine.
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23:23 - 26/10/2007 - Commentaires (0) -
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